Hommage à Emmanuel Nnakenyi Arinze
Élu Président d'AFRICOM, octobre 2003
Par Chédlia Annabi, Présidente par intérim d'AFRICOM
Emmanuel Arinze nous a quitté,
le 10 février 2005 il s'est éteint prématurément ;
il avait encore beaucoup à offrir à la communauté
des musées et de la culture en Afrique. Il nous a
certes quitté mais il sera toujours parmi nous, car
nous aurons toujours en mémoire sa sagesse, sa grande
amabilité et son savoir, sa connaissance des personnes
et la manière de les aborder. Emmanuel Arinze, je
l'ai très peu connu mais j'ai tout de suite vu que
c'était un homme modéré, courtois, sachant, dans les
rares moments où nous avons eu l'occasion de nous
réunir, modérer les élans de certains et ramener les
présents à une entente toujours possible selon lui.
Il avait le mot juste pour calmer les discussions
un peu orageuses et réconcilier les plus récalcitrants.
Je l'ai certes très peu connu
mais je me souviendrai de notre dernière soirée chez
les Abungu, où il s'est isolé pendant un moment de
la soirée. Nous n'avions pas compris alors, mais aujourd'hui
nous avons, nous qui étions présents ce soir là le
sentiment qu'il y avait un signe de ce qui se préparait.
Nous étions là pour la réunion du Conseil d'administration
d'AFRICOM qu'il présidait avec discernement et fermeté.
Et même si nous n'étions pas toujours d'accord, le
ton n'était jamais haussé et les paroles toujours
mesurées. Je pense que sa présence nous ramenait à
réajuster nos points de vue et abandonner tout esprit de polémique stérile.
Chacun connaît sa passion
pour le patrimoine africain, il était d'ailleurs de
toute les associations qui avaient un lien avec la
défense et la promotion du patrimoine et essentiellement
en Afrique. Une grande partie de sa vie a été vouée
au développement des musées en Afrique et à la promotion
du patrimoine africain qu'il voulait faire connaître
partout et à tous.
Il est parti alors qu'il présidait
notre jeune organisation AFRICOM, pour laquelle il
avait un attachement particulier. Il est parti alors
que cette jeune organisation avait le plus pressant
besoin de ses conseils. En mémoire à cet homme affable,
nous nous devons de continuer à œuvrer pour le plus
grand bien de cette organisation, serrer les rangs
et les joindre nos efforts pour lui garantir une pérennité
dont tous les musées africains ont besoin.